les différents marbres utilisés pour l’ameublement sous Napoléon III

marbre

Le terme « marbre » serait d’abord une appellation traditionnelle dérivée du grec « marmaros », qui signifie « pierre resplendissante », et indiquait n’importe quelle pierre « lustrable », c’est-à-dire dont la surface pouvait être lustrée au moyen de polissage. Dans ce sens, l’appellation n’a pas de définition géologique précise et ne se réfère qu’à la capacité d’une roche à être polie et refléter la lumière. Pour les scientifiques, un marbre est une roche métamorphique dérivant d’un calcaire ou d’une dolomie sédimentaire ayant été transformée généralement par métamorphisme régional ou plus rarement par métamorphisme de contact. Dans ce processus de transformation de la roche originelle, les structures sédimentaires sont effacées et la roche carbonatée recristallise en un amas de cristaux de calcite et/ou de dolomie engrenés de dimensions millimétriques à centimétriques. Les intercalations argileuses, les minéraux détritiques ou les oxydes minéraux présents dans le carbonate originel donnent alors au marbre diverses colorations et veinages polychromes du plus grand effet esthétique. Comme toutes les roches d’origine métamorphique (ex. les ardoises) et fréquemment aussi les roches d’origine magmatique (ex. granites), les marbres possèdent une schistosité (« feuille » ou « passe » des carriers), c.a.d. une direction préférentielle d’orientation des cristaux qui à l’Antiquité était utilisée pour découper les blocs selon un plan de moindre résistance de la roche. Dans les études archéologiques et historico-artistiques sont comprises, parmi les « marbres », d’autres roches qui n’en sont pas du point de vue géologique et chimique, telles que les granits et porphyres, les diorites, les basaltes (tous d’origine magmatique ou volcanique), les albâtres (d’origine sédimentaire chimique) ou les calcaires particulièrement durs mais n’ayant pas subi de processus de re-cristallisation (aussi dénommées « pierres marbrières »). On parle traditionnellement de marbres antiques par opposition aux marbres modernes selon l’origine gréco-romaine (et donc généralement méditerranéenne) ou pas des carrières desquelles ils ont été extraits. Enfin, dernièrement de nombreux abus de langages sont observés sur le mot « marbre » chez des producteurs de céramiques et de produits agglomérés à base de résine à des fins de marketing. Ces produits ne sont pas d’origine naturelle et sont le résultat de processus chimiques et thermiques dont la durabilité et l’innocuité n’est pas prouvée. Il convient toujours de se renseigner sur l’origine naturelle d’un marbre.

COMMENT RECONNAITRE LE MARBRE : EXEMPLES

MARBRES D’ITALIE :

Marbres Sicile compte plus de cent sortes de marbres

    • Le Sicile, dit aussi Sicile antique. Ses couleurs rouges, blanches, vertes ou grises, sont très vives et imitent celles des Jaspes et forment des taches, des rubans rayés, des veines. Il est susceptible d’un lustre éclatant. On distingue deux variétés principales : l’une ressemble à une brèche, l’autre est rempli de coquilles bivalves. Il est rarement en morceaux volumineux et on en fait des tables, des cippes, des socles et des placages.

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  • La Toscane avec Les marbres de Sienne qui sont de plusieurs sortes :
    • Le jaune de Sienne, d’un jaune doré avec des flasques et des veines gris-noirâtres. Exploité à Montarrenti de la commune de Sovicille près de Sienne.

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  • La brocatelle de Sienne, exploité à Montagnola senese à partir du XIIIe siècle pour la construction d’églises et particulièrement pour le Duomo de Florence et la Cathédrale d’Orvieto. Ce marbre est composé de petites parties jaunâtres formant, par leur réunion, de grandes taches entourées de veines gris-bleuâtres tendant au rouge.

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    • Le marbre vert de Florence, c’est un marbre serpentineux.

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    • Les marbres de Carrare , un des marbres les plus connus et des plus diffus, surtout les blancs.

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    • Le Vert de Prato’, marbre serpentineux, vert tacheté de noir et de blanc

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  • Les marbres vénitiens et en particulier ceux de Vérone, sont extrêmement variés et une trentaine de carrières fournissent ou ont fourni plusieurs espèces de marbres :
    • Le mandelato est un marbre mélangé de taches jaunes et blanchâtres.
    • Le marbre rouge de Vérone, d’un rouge vif tirant sur l’hyacinthe (variété rouge-orangé de quartz).

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    • Brèche de Vérone, espèce de poudingue jaunâtre à noyaux ronds ou oblongs, jaunes, bruns, rouge et gris, cimentés par une pâte sablonneuse composée de grains de mêmes couleurs. Le socle de la statue du Nil de la fontaine des Quatre-Fleuves à Rome est en ce marbre.
  • Les marbres de la côte de Gênes qui abondent en :
    • Marbre noir veiné blanc, tiré du mont Alcino,
    • Marbre bleu uni et veiné, dits bardigio, près de Staremma;

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    • Marbre Vert de Gênes marbre serpentineux vert, veiné de blanc, et flaqué de rouge sombre
    • Marbre Vert d’Égypte sans flaques rouge
    • Marbre Vert de Mer

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    • Marbre Polzeverra les parties blanches abondent et les filets verts sont lâchement embrouillés
    • Marbres panachés de rose et de blanc, de Seravezza;

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    • Marbre noir taché de jaune et veiné de blanc qu’on trouve à Porto Venere, d’où dérive son nom
    • Marbre violet de Carrare qui offre beaucoup de variétés
  • Marbre blanc de l’île d’Elbe
  • Marbre de Rovigo, de couleur blanche, il est inférieur au marbre de Carrare ; on l’exploite près de Padoue.
  • Marbre de Bergame, vert tacheté de gris et de noir intense.

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  • Marbre de Mergozzo, de la commune de Mergozzo au bord du lac Majeur. Il est blanc veiné de noirâtre. La plupart des églises de Milan sont ornées de ce marbre et la cathédrale en est bâtie. Les blocs étaient acheminés à Milan par le Naviglio Grande, canal creusé à partir de 1179 et qui fait partie des canaux de Milan.
  • Marbre noir de Côme.
  • Marbre du Piémont qui ont beaucoup de rapport avec ceux de Gènes :
    • Marbre blanc de Ponte, marbre statuaire exploité non loin de Turin,
    • Le vert de Suse, vert et blanc, imitant le vert antique, exploité à Bussoleno près de Suse (Italie).
  • Les Marbres des Abruzzes, un est blanc et l’autre coquillé.
  • Marbres du Trentin :
    • Marbre vert du Trentin, vert mêlé de blanc, les pyrites qu’il contient le rendent difficile à travailler.
    • Marbre vert de Bressanone, vert foncé (serpentine (minéral), varié de taches jaunes, mêlées de talc blanc argentin.
    • Marbre brèche du Trentin, connu sous le nom de brèche de Vérone, dans les hautes montagnes de Vallarsa. Sur un ciment rouge, il présente un grand nombre de taches bleues, rouges pâles, cramoisies, etc.

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